




Interview de Julien Ranc, candidat à la mairie de Tassin-la-Demi-Lune
JULIEN RANC. «Je crois que Tassin-la-Demi-Lune mérite mieux, qu’il lui faut une nouvelle ambition à la hauteur des enjeux d’aujourd’hui.»
À 36 ans, Julien Ranc, élu municipal depuis 2014 et conseiller métropolitain depuis 2024, cadre supérieur dans le secteur privé. Il se présente à la mairie de Tassin-la-Demi-Lune pour les élections municipales de mars 2026.
Julien, tu es candidat aux élections municipales de Tassin-la-Demi-Lune. Qu’est-ce qui te motive dans cette aventure ?
Ce qui me motive, c’est de redonner de l’éclat à notre ville, de lui rendre sa splendeur, qu’elle reprenne toute la place qu’elle mérite dans l’ouest lyonnais et au sein de la Métropole de Lyon. Depuis une dizaine d’années, la commune s’est repliée sur elle-même, elle s’est isolée et elle a perdu de sa superbe. C’est cela, le sens de ce Réveillons Tassin que j’ai choisi comme slogan de campagne. Je crois que Tassin-la-Demi-Lune mérite mieux, qu’il lui faut une nouvelle ambition à la hauteur des enjeux d’aujourd’hui.
Qu’est-ce qui a changé en six ans ?
Beaucoup de choses ont changé. Le monde avance et on ne peut pas rester à quai à regarder le train passer. Il nous faut des politiques innovantes pour répondre aux attentes de nos concitoyens. Sur la sécurité d’abord, qui demeure une priorité après des années d’échec des politiques menées en la matière. Mais aussi sur le pouvoir d’achat des Français, car je suis convaincu qu’une mairie a un rôle à jouer sur cette question. Enfin, le logement, dont la gestion a été si catastrophique que l’État nous a retiré la compétence. Or, c’est en étant à la table des négociations que l’on peut peser, pas en en étant exclu.
Quel type d’opposant as-tu été pendant six ans ?
Avec mon équipe, je pense avoir été un opposant constructif et attentif. Constructif, parce que nous n’avons jamais cessé de formuler des propositions en conseil municipal. Nous avons aussi fait le choix de voter favorablement les délibérations lorsqu’elles allaient dans le sens de la commune, tout en nous opposant fermement lorsque cela nous paraissait justifié. Et attentif, car nous avons maintenu un lien constant avec les habitants, les associations, les entreprises, les écoles…
Tu disais vouloir aborder ce mandat différemment. Est-ce que cela a été le cas ?
Oui. Je suis très investi pour cette commune que je porte dans mon cœur. Cependant, la politique n’est pas pour moi une activité à plein temps. Ce n’est pas un métier. J’ai aussi consacré du temps à ma famille, à mes loisirs, à la lecture. Sans oublier ma carrière professionnelle, car on ne vit pas d’un mandat de conseiller municipal et métropolitain, il faut donc apprendre à jongler entre toutes ces responsabilités.
Un mot sur ton équipe ?
Oui, et j’en suis fier. D’abord parce que tous les élus qui étaient à mes côtés durant ce mandat m’ont renouvelé leur confiance et repartent en campagne avec moi. Ensuite parce que nous avons réussi à mobiliser une large part de Tassilunois très engagés. Certains viennent même des rangs de la majorité actuelle et croient en notre capacité à incarner un véritable renouveau pour Tassin-la-Demi-Lune. Je les en remercie.

